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Qu’est-ce que la Galactosidose ?

La Galactosidose est une des sept maladies de surcharge des glycoprotéines connues.

Ces maladies familiales font partie d’un groupe plus important de maladies appelées maladies lysosomales. Les lysosomes sont des compartiments séparés par des membranes que l’on trouve dans les cellules du corps. Ces compartiments contiennent des enzymes qui sont chargées de dégrader de nombreux oligosaccharides (longue chaîne de sucre) différents. Ces chaînes de sucre sont continuellement fabriquées et décomposées dans le corps, et cette procédure est nécessaire pour un développement mental et physique normal. Chaque enzyme dans le lysosome intervient à une certaine étape de la dégradation des chaînes de sucre.

Quand une enzyme ne fonctionne pas, cela conduit à l’accumulation des chaînes de sucre dans le lysosome. Dans le cas de la Galactosidose, l’enzyme précise manquante est appelée Protéine Protectrice/Cathepsine A ou PPCA. L’accumulation de sucres oligosaccharide qui en résulte est graduelle et interfère avec le fonctionnement correct de la cellule. C’est cette accumulation graduelle qui finit par provoquer les signes cliniques de la Galactosidose.

Dans la galactosidose, l’enzyme manquante est dénommée Protéine Protectrice/Cathepsine A ou PPCA. Cette enzyme fonctionne avec deux autres enzymes, la B-Galactosidase et la neuraminisidase pour décomposer les oligosaccharides. L’enzyme PPCA sert aussi à empêcher que les enzymes B-galactosidase et neuraminisidase soient elles-aussi décomposées dans le lysosome. Donc, quand il n’y a pas de PPCA, cela amène aussi à la disparition de la B-Galactosidase et Neuraminisidase.

Quels sont les signes cliniques de la Galactosidose  ?

Les personnes atteintes de Galactosidose présentent les traits caractéristiques que l’on trouvent habituellement dans de nombreuses maladies de stockage lysosomal comme les traits du visage grossiers, « dystososis multiplex » (formation osseuse anormale trouvée dans plusieurs os du corps) visible aux rayons X et l’examen ophtalmologique peut laisser apparaître des points rouge cerise. Les points rouge cerise sont des tâches sur la rétine qui ont des stocks de chaînes de sucre, ce qui fait apparaître le reste de la rétine en bonne santé plus lumineuse.

Il y a trois formes différentes de galactosidose. Elles sont caractérisées par l’âge auquel elles apparaissent et les genres de symptômes physiques et mentaux. La forme I est appelée forme infantile précoce de la galactosidose et la maladie apparaît généralement entre la naissance et 3 mois. Les enfants atteints de la maladie à ce stade présentent  de l’hydropisie, des œdèmes  et des ascites (accumulation de liquide dans diverses parties du corps), parfois une hépatosplénomégalie (gros foie et/ou rate) et ils peuvent avoir des modifications du squelette, notamment concernant la colonne vertébrale. Un retard cognitif et moteur est aussi présent. On ne retrouve la télangiectasie (dilation des vaisseaux sanguins, le plus souvent sur la peau) que dans le type infantile. Un examen ophtalmologique peut révéler la présence de tâches rouge-cerises ou autre problèmes  de vue dont un obscurcissement de la cornée. Un échocardiogramme peut montrer une cardiomégalie (agrandissement du cœur), spécifiquement avec un épaississement  du septum (paroi du cœur qui sépare le côté droit et le côté gauche). Il peut y avoir un problème au niveau des reins et on peut voir dans les urines un excédent de protéine.Une défaillance cardiaque ou des reins est une cause typique de la mortalité des enfants atteint de ce stade précoce de la galactosidose. L’âge moyen de décès se situe sous 1 an.

 La seconde forme de galactosidose est appelée forme infantile tardive et elle se déclare dans les premiers mois de la vie. Les malades ont des traits du visage grossiers et sont atteints d’hépatosplenomégalie et de dystosis multiplex.
Les transformations osseuses sont spécialement prononcées au niveau de la colonne vertébrale. Il peut y avoir des points rouges cerises et/ou un obscurcissement de la cornée. Des problèmes neurologiques comme l’ataxie (incapacité à coordonner volontairement les mouvements musculaires) ou des évanouissements sont rarement vus dans la forme dite infantile tardive de la galactosidose. Il peut y avoir un retard mental mais il est généralement léger. Au niveau cardiaque, on trouve habituellement des valves épaissies au niveau du cœur. En outre, il peut y avoir une perte auditive.

La majorité des malades atteints de galactosidose ont la 3° forme, soit la forme juvénile adulte. Cette forme juvénile/adulte comprend un large éventail de symptômes plus ou moins sévère et selon l’âge auquel ceux-ci se manifestent ; l’âge moyen auquel la maladie se manifeste est aux alentours de 16 ans mais elle peut commencer à se déclarer aussi tard que vers la trentaine ou la quarantaine.

En plus, les malades atteint de cette forme de la galactosidose sont en prédominance d’origine japonaise. Les symptômes courants sont des traits du visage grossiers bien que de façon moins prononcées que dans d’autres maladies de stockage lysosomales et des modifications au niveau des verterbres. Il n’y a habituellement pas de dystosis multiplex. Il peut y avoir des problèmes neurologiques comme une ataxie, des évanouissements ainsi qu’une détérioration des capacités mentales.

Les problèmes oculaires habituels comprennent la présence de points rouge cerise, un obscurcissement de  la cornée et une perte de la vue.Il n’y a habituellement pas d’hépatosplénomégalie. Des angiokératomes (dilation des vaisseaux sanguins superficiels sur lesquels se développe comme des verrues) sont typiques de la forme juvénile/adulte mais ne sont pas présents dans la forme infantile précoce ou tardive de la galactosidose.

Comment est transmise la Galactosidose  ?

La Galactosidose n’est pas contagieuse et ne peut pas être « attrapée ». C’est un état génétique, ce qui veut dire qu’elle est causée par un changement des instructions qui organisent la façon dont notre corps grandit et se développe. Ces instructions sont appelées des gènes. Les gens ont deux copies de tous leur gènes y compris de celui responsable de la Galactosidose ( PPCA). Un exemplaire est transmis par la mère dans l’ovule et un par le père dans le sperme.

C’est seulement quand il y a un changement dans le code génétique qu’il y a une possibilité de voir la maladie se déclarer. Pour qu’une personne développe la Galactosidose, il faut qu’il ou elle ait hérité de deux gènes PPCA modifiés conduisant à ce que des instructions  ne soient pas exécutées. Ceci est connu sous l’appellation  d’Héritage autosomal récessif.

Pour qu’un couple ait un enfant atteint de Galactosidose, chacun des deux parents doit avoir au moins un gêne PPCA transformé qu’ils vont transmettre à leur enfant. Les parents ne peuvent pas contrôler quels gènes ils transmettent à leur enfant.

Si une personne a une copie transformée du gène PPCA et une copie normale elle est dite « porteuse » de la maladie et ne présentera aucun symptômes de la Galactosidose. Si les parents sont tous les deux porteurs, ils ont 1 chance sur 4 (25 %) à chaque grossesse d’avoir un enfant atteint de Galactosidose.

Quels sont les tests disponibles pour savoir si mon enfant ou moi-même sommes atteint de la Galactosidose ?

Le dépistage des Maladies de surcharge des Glycoprotéinoses  est typiquement fait en même temps qu’une évaluation génétique. Une équipe de généticiens prennent en considération le passé médical et les signes cliniques d’un patient pour déterminer quel type de test génétique est approprié. Pour que le diagnostic d’une maladie de surcharge des glycoprotéinoses soit établi, il faut qu’un test des urines montre des oligosaccharides en nombre important.

Pour déterminer si un patient est atteint de Galactosidose, le test des urines doit être suivi d’un test sanguin ou d’une biopsie de la peau. L’analyse du sang ou de la peau doit montrer des quantités réduites des enzymes B-galactosidase et Neuraminidase.

Pour les familles qui ont eu un enfant dont le diagnostic a montré qu’il était atteint de Galactosidose, un diagnostic prénatal est disponible pour les grossesses ultérieures en regardant l’activité de la B-Galactosidase et Neuraminidase à travers un prélèvement des villosités choriales ou amniocentèse.  Le diagnostic prénatal par détection de la présence du gène PPCA modifié est aussi possible pour les familles chez lesquelles le gène modifié responsable a été identifié.

Quel type de traitement est disponible contre la Galactosidose  ?

Les personnes atteintes de Galactosidose doivent être vues régulièrement pour un suivi génétique, ophtalmologique, cardiaque, et autres spécialistes suivant le cas. Le traitement est prévu pour traiter les problèmes quand  ils apparaissent.

Pour certaines maladies des Glycoprotéinoses, la greffe de moelle osseuse a été expérimentée comme thérapie, mais il n’y a pas de résultats concluants sur les bénéfices à long terme. N’hésitez pas à demander à votre spécialiste plus d’information à ce sujet.

 

 

 

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