|
Qu’est-ce que la Galactosidose ? La Galactosidose est une des sept maladies de surcharge des glycoprotéines connues. Ces maladies familiales font partie d’un groupe plus important de maladies appelées maladies lysosomales. Les lysosomes sont des compartiments séparés par des membranes que l’on trouve dans les cellules du corps. Ces compartiments contiennent des enzymes qui sont chargées de dégrader de nombreux oligosaccharides (longue chaîne de sucre) différents. Ces chaînes de sucre sont continuellement fabriquées et décomposées dans le corps, et cette procédure est nécessaire pour un développement mental et physique normal. Chaque enzyme dans le lysosome intervient à une certaine étape de la dégradation des chaînes de sucre. Quand une enzyme ne fonctionne pas, cela conduit à l’accumulation des chaînes de sucre dans le lysosome. Dans le cas de la Galactosidose, l’enzyme précise manquante est appelée Protéine Protectrice/Cathepsine A ou PPCA. L’accumulation de sucres oligosaccharide qui en résulte est graduelle et interfère avec le fonctionnement correct de la cellule. C’est cette accumulation graduelle qui finit par provoquer les signes cliniques de la Galactosidose. Dans la galactosidose, l’enzyme manquante est dénommée Protéine Protectrice/Cathepsine A ou PPCA. Cette enzyme fonctionne avec deux autres enzymes, la B-Galactosidase et la neuraminisidase pour décomposer les oligosaccharides. L’enzyme PPCA sert aussi à empêcher que les enzymes B-galactosidase et neuraminisidase soient elles-aussi décomposées dans le lysosome. Donc, quand il n’y a pas de PPCA, cela amène aussi à la disparition de la B-Galactosidase et Neuraminisidase.Quels sont les signes cliniques de la Galactosidose ? Les personnes atteintes de Galactosidose présentent les traits caractéristiques que l’on trouvent habituellement dans de nombreuses maladies de stockage lysosomal comme les traits du visage grossiers, « dystososis multiplex » (formation osseuse anormale trouvée dans plusieurs os du corps) visible aux rayons X et l’examen ophtalmologique peut laisser apparaître des points rouge cerise. Les points rouge cerise sont des tâches sur la rétine qui ont des stocks de chaînes de sucre, ce qui fait apparaître le reste de la rétine en bonne santé plus lumineuse. Comment est transmise la Galactosidose ? La Galactosidose n’est pas contagieuse et ne peut pas être « attrapée ». C’est un état génétique, ce qui veut dire qu’elle est causée par un changement des instructions qui organisent la façon dont notre corps grandit et se développe. Ces instructions sont appelées des gènes. Les gens ont deux copies de tous leur gènes y compris de celui responsable de la Galactosidose ( PPCA). Un exemplaire est transmis par la mère dans l’ovule et un par le père dans le sperme. C’est seulement quand il y a un changement dans le code génétique qu’il y a une possibilité de voir la maladie se déclarer. Pour qu’une personne développe la Galactosidose, il faut qu’il ou elle ait hérité de deux gènes PPCA modifiés conduisant à ce que des instructions ne soient pas exécutées. Ceci est connu sous l’appellation d’Héritage autosomal récessif. Pour qu’un couple ait un enfant atteint de Galactosidose, chacun des deux parents doit avoir au moins un gêne PPCA transformé qu’ils vont transmettre à leur enfant. Les parents ne peuvent pas contrôler quels gènes ils transmettent à leur enfant. Si une personne a une copie transformée du gène PPCA et une copie normale elle est dite « porteuse » de la maladie et ne présentera aucun symptômes de la Galactosidose. Si les parents sont tous les deux porteurs, ils ont 1 chance sur 4 (25 %) à chaque grossesse d’avoir un enfant atteint de Galactosidose. Quels sont les tests disponibles pour savoir si mon enfant ou moi-même sommes atteint de la Galactosidose ? Le dépistage des Maladies de surcharge des Glycoprotéinoses est typiquement fait en même temps qu’une évaluation génétique. Une équipe de généticiens prennent en considération le passé médical et les signes cliniques d’un patient pour déterminer quel type de test génétique est approprié. Pour que le diagnostic d’une maladie de surcharge des glycoprotéinoses soit établi, il faut qu’un test des urines montre des oligosaccharides en nombre important. Pour déterminer si un patient est atteint de Galactosidose, le test des urines doit être suivi d’un test sanguin ou d’une biopsie de la peau. L’analyse du sang ou de la peau doit montrer des quantités réduites des enzymes B-galactosidase et Neuraminidase.Pour les familles qui ont eu un enfant dont le diagnostic a montré qu’il était atteint de Galactosidose, un diagnostic prénatal est disponible pour les grossesses ultérieures en regardant l’activité de la B-Galactosidase et Neuraminidase à travers un prélèvement des villosités choriales ou amniocentèse. Le diagnostic prénatal par détection de la présence du gène PPCA modifié est aussi possible pour les familles chez lesquelles le gène modifié responsable a été identifié. Quel type de traitement est disponible contre la Galactosidose ? Les personnes atteintes de Galactosidose doivent être vues régulièrement pour un suivi génétique, ophtalmologique, cardiaque, et autres spécialistes suivant le cas. Le traitement est prévu pour traiter les problèmes quand ils apparaissent. Pour certaines maladies des Glycoprotéinoses, la greffe de moelle osseuse a été expérimentée comme thérapie, mais il n’y a pas de résultats concluants sur les bénéfices à long terme. N’hésitez pas à demander à votre spécialiste plus d’information à ce sujet.
|
||
|
Disclaimer | Privacy
Policy |